« Chers Ministres, sauvez les étudiants en médecine »

 

Des étudiants passant un concours, en France - Image libre de droit. 

Le dossier sur les quotas Inami n'en fini plus de surprendre. La semaine dernière, l'association des syndicats médicaux, l'Absym, et le Comité InterUniversitaire des étudiants en Médecine (CIUM) réclamaient une deuxième sélection des étudiants, avant le master. Finalement, le CIUM fait marche arrière. 


 « Chers Ministres, sauvez les étudiants en médecine ». Tel était le message de l’ABSyM et du CIUM adressé aux Ministres De Block et Marcourt demandant d’urgence une concertation. Cette année, plus de 1.000 candidats ont réussi l’examen d’entrée en médecine alors que le quota fédéral ne donne droit qu’à 505 numéros Inami (obligatoire pour accéder à une spécialisation). Même en estimant un taux d’échec de 15 %, il y aura trop de diplômés par rapport aux entrées possibles dans la profession


Si le ministre Marcourt qualifiait la proposition de « surréaliste », l’idée a provoquée un tollé dans les amphithéâtres de première médecine, à la rentrée lundi matin. Simon Briand, président de la Fédération des Etudiants, et lui-même étudiant en médecine, déplorait cette annonce :  « Le Cium défend une refonte profonde des études de médecine. Le souci, c’est qu’on est dans un monde universitaire traditionnel où faire bouger les lignes est compliqué. Il y a des solutions à aborder, mais aujourd’hui, le débat n’est pas constructif. Les étudiants sont les vrais victimes de ce problème. »


Le Cium a donc reprécisé sa position, en se distanciant des positions de l’Absym, et demande désormais « qu’un numéro Inami soit accordé à tout étudiant en cours de cursus, y compris donc les étudiants ayant réussi l’examen d’entrée cette année.» Suite à la réussite de cette épreuve, le CIUM demande que ces étudiants n’aient pas à passer une sélection supplémentaire en cours ou en fin de cursus.

En revanche, il maintient sa proposition pour la suite : « [...] Le système de lissage négatif reste d’application, le Cium demande que l’examen d’entrée présent actuellement soit changé en un concours d’entrée avec places fixées ». Il justifie enfin : « [...] La sélection à l’entrée est une mesure urgente à adopter si nous voulons éviter une nouvelle prise d’otage des étudiants »