Décryptage des présidentielles : ce que vous avez manqué

Pour sa première édition, Politicobus – l’émission politique du Studio Bus – recevait Michel Hermans, politologue de l’Université de Liège, Norine Lottin, vice-présidente de Comac Ulg et Denis Devivier, Président de la Fédération des Etudiants Libéraux Unis, pour décrypter les résultats du premier tour des présidentielles françaises.

Les premiers invités du Politicobus décryptent les résultats du premier tour des présidentielles

« Macron, mais pas Le Pen », « J’ai envie de pleurer », « Mélenchon a quand même marqué un bon score », « Surpris et heureux que Marine ne soit pas première ». Les réactions fusent après l’annonce des résultats du premier tour des Elections présidentielles françaises. Des cris de joie pour les uns, mais beaucoup de déception pour d’autres. Les Liégeois se sont réunis dimanche soir, avec les Français, pour suivre la fin de ce premier tour à l’issue duquel le candidat d’En Marche, Emmanuel Macron, prend la première place avec 23,86% des suffrages, suivi de la candidate du Front National, Marine Le Pen, qui, elle, a recueilli 21,42% des voix. 

Reportages " Les présidentielles vues de Liège " by Le Studio Bus

Si ces deux candidats ne sont pas issus des partis traditionnels, leur élection n’est pas une surprise. Nombreux sont les médias et les sondages à avoir prédit ce résultat. Deux partis qualifiés de droite, voire d’extrême droite. Le politologue Geoffrey Grandjean explique ce choix, d’abord, par un bilan négatif du président sortant François Hollande et, ensuite, par le grand nombre des électeurs seniors qui portent leur choix plutôt vers des candidats conservateurs.

Le vote obligatoire n’est sans doute pas une solution

Les jeunes âgés de 18 à 25 ans ont, eux, voté massivement (30%) pour la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Pour cette tranche d’âge, les deux candidats gagnants de ce premier tour complètent le podium. L’abstention touche une part conséquente des 18-25, ce qui n’a pas profité au candidat de la France Insoumise. « Le vote obligatoire n’est sans doute pas une solution, précise Denis Devivier, les Français porteront alors leur choix vers un vote blanc, ce qui caractériserait une victoire pour le FN », prédit-il.

Si Jean-Luc Mélenchon a marqué un score jamais vu depuis de nombreuses années en France, le PS de Benoît Hamon a connu un échec cuisant. « Cette défaite n’est pas seulement visible en France, mais aussi en Belgique, en contraste avec la montée du PTB », souligne Norine Lottin.

Michel Hermans conclut le débat de ce midi par une comparaison de l’idéologie de Marine Le Pen avec le national-socialisme d’Adolf Hitler. Et c’est d’ailleurs en réaction à la montée du FN en France et des idées d’extrême droite en Belgique que se tiendra une manifestation anti-FN mercredi 26 avril sur la Place de la République Française.  

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