Journée européenne en hommage aux victimes de terrorisme : 40 recommandations pour une meilleure prise en charge des victimes

Pour la Journée européenne en hommage aux victimes de terrorisme, Joëlle Milquet, conseillère spéciale du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dévoile une liste de quarante recommandations pour un meilleur traitement des victimes d’actes intentionnels de violence.

La tête de liste CDH à la Chambre pour les prochaines élections législatives belges souhaite que les États membres de l’Union Européenne interviennent davantage dans le processus d’aide aux victimes. Elle assure que plusieurs de ces mesures pourront être prises à court terme. L’objectif de ces recommandations est de passer de la compensation proposée actuellement aux victimes à la réparation effective.

“Aujourd’hui, l’aide aux victimes dépend du bon vouloir des États membres. Il n’existe pas de véritable droit à l’indemnisation. Selon l’endroit où on se situe, la victime doit se débrouiller pour se faire indemniser par l’auteur de l’acte, en entamant un processus judiciaire complexe, lourd et long. Et dans 90 % des cas, l’auteur est in fine, soit mort, soit insolvable. Le droit à l’indemnisation est reconnu au niveau européen, mais, concrètement, l’État n’intervient trop souvent qu’à la fin du processus judiciaire. Et pas systématiquement. Dans les 40 recommandations, on considère que l’État doit apporter cette indemnisation et que celle-ci ne doit pas être de l’ordre de l’assistance financière mais bien de la réparation du dommage” confiait la conseillère sépciale à la Dernière Heure.

Pour Joëlle Milquet, “le dommage doit être évalué selon l’état de chaque personne, sans fixer un montant maximal”. Elle insiste notamment sur le suivi psychologique des victimes, qui, selon elle, est aussi important que la prise en charge financière.

Parmi les 40 recommandations, la conseillère spéciale souhaiterait imposer des mesures d’aide d’urgence à tous les États membres. La création d’un “fonds européen de garantie” pourrait être créer “afin qu’un État qui se retrouve face à plusieurs actes terroristes consécutifs puisse aller y puiser [...] pour aider prioritairement les victimes”.

Joëlle Milquet se dit “gênée de la manière dont [la Belgique] a pu traiter des victimes” rapporte la Dernière Heure.